Le cardinal Müller critique le Synode sur l’Amazonie

Le car­di­nal Gerhard Müller, ancien pré­fet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, a publié une dénon­cia­tion vigou­reu­se de la teneur de l’Instrumentum labo­ris en vue du syno­de sur l’Amazonie qui se tien­dra du 6 au 27 octo­bre pro­chains à Rome. Il en décrit le ver­bia­ge, les ambi­guï­tés, les aspec­ts
« auto­ré­fé­ren­tiels » qui relè­vent du pro­gres­si­sme alle­mand, la fla­gor­ne­rie envers le pape François, les erreurs d’at­tri­bu­tion.

Mais plus enco­re, après quel­ques pro­te­sta­tions cour­toi­ses qu’on devi­ne de pure for­me, le car­di­nal Müller en signa­le les erreurs fon­da­men­ta­les, aber­ran­tes, scan­da­leu­ses même – pour repren­dre le ton de sa cri­ti­que – et n’hé­si­te pas à fai­re remar­quer la dimen­sion inquié­tan­te d’un tex­te qui s’in­cli­ne devant les rituels païens à tra­vers « une cosmo­vi­sion avec ses mythes et la magie rituel­le de Mère “Nature”, ou ses sacri­fi­ces aux “dieux” et aux espri­ts. »

Amoris Laetitia: le cardinal Müller répond aux dubia

C’est à lui aus­si que les qua­tre car­di­naux ava­ient adres­sé leur cinq dubia sur l’in­ter­pré­ta­tion d’Amoris Laetitia en lui deman­dant de “fai­re la clar­té”. Ni lui, car­di­nal Gerhard L. Müller, pré­fet de la con­gré­ga­tion pour la doc­tri­ne de la foi, ni enco­re moins le pape n’a­va­ient jusqu’à pré­sent répon­du à leurs que­stions. Mais à pré­sent, le car­di­nal Müller fait tou­te la clar­té, et com­ment ! Dans un entretien-fleuve publié aujour­d’­hui dans la revue “Il Timone”, il en pro­fi­te pour cri­ti­quer au pas­sa­ge ces évê­ques qui, par leurs “sophi­smes” inter­pré­ta­tifs, plu­tôt que de gui­der leurs fidè­les pré­fè­rent “cou­rir le risque qu’un aveu­gle con­dui­se un autre aveu­gle”.