Quand Staline voulait un métro aussi beau que nos cathédrales

Pouvez-vous ima­gi­ner le cama­ra­de Staline assi­ster à la mes­se ? Ca m’est pour­tant arri­vé dans l’un de ces égli­ses à « l’architecture » con­tem­po­rai­ne (et j’emploie les guil­le­me­ts à des­sein, le nom de cet art étant abu­sif dans le cas pré­sent) dans une débau­che de béton armé appa­rent, d’aluminium, de ver­re, de tubes néon, de mobi­lier abstrait avec, sur le toit, une clo­che juchée sur un pylô­ne indu­striel en fer. Tout cela au nom d’un pau­pé­ri­sme déma­go­gi­que, d’une « Eglise des pau­vres » fleu­rant bon les années sep­tan­te. Vous avez cer­tai­ne­ment en tête l’un ou l’autre exem­ple d’une de ces hor­reurs, ce qui vous per­met­tra de mieux com­pren­dre ce dont je par­le.

Les splendeurs des églises sont la richesse des pauvres

Quelle que soit l’époque, le pau­vre qui entrait dans une égli­se dont il avait bien sou­vent con­tri­bué géné­reu­se­ment à la con­struc­tion savait une cho­se : tou­te cet­te splen­deurs, ces murs somp­tueux, ces sain­ts repré­sen­tés sur ces tableaux magni­fi­ques, la musi­que subli­me, cha­que sacre­ment, le salut même que tou­tes ces cho­ses sym­bo­li­sa­ient et pro­met­ta­ient lui appar­te­na­ient. Tout cela était là pour lui, à son entiè­re dispo­si­tion, tout l’apparat uni­ver­sel glo­rieux et triom­phant de l’Eglise éta­ient au ser­vi­ce de son âme.