Je ne suis pas Charlie

Quand la sati­re oublie l’intelligence et tom­be dans la vul­ga­ri­té, elle n’est plus qu’une for­me de fana­ti­sme dis­si­mu­lé : elle n’a pas l’intention de rire du mon­de en le repré­sen­tant sens dessus-dessous mais bien de le ren­ver­ser, avec une volon­té de puis­san­ce, pour le domi­ner en détrui­sant ses adver­sai­res par des allu­sions calom­nieu­ses.

Pourquoi nous ne pouvons pas être Charlie

Une brè­ve remar­que sur Voltaire afin de clô­tu­rer défi­ni­ti­ve­ment le débat : il n’a jamais dit ni pro­non­cé le célè­bre « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me bat­trai jusqu’au bout pour que vous puis­siez le dire » mais en revan­che il avait l’habitude de clô­tu­rer ses let­tres par « écra­sons l’infâme » en se réfé­rant prin­ci­pa­le­ment aux « fana­ti­ques » catho­li­ques.